Voici quelques infos très détaillées et pratiques pour organiser votre séjour dans les îles.

Liaisons Rafina/Pirée par bus/métro

  • RAFINA :
  • Le seul moyen pour se rendre à Rafina est le bus. Depuis l'aéroport, il se prend en face de l'hôtel Sofitel Airport. En sortant de l'aéroport, vous traversez les 6 voies avec beaucoup de taxis et vous voyez le Sofitel. L'arrêt est sur la gauche, il y a un petit abribus et un poteau orange avec les horaires. Fréquence : à peu près un bus par heure. Prix : 3 € en 2011, c'est le chauffeur qui passe dans le bus pour encaisser. Les bagages se mettent dans la soute du bus et vous les récupérez à l'arrivée. Le trajet dure environ 40 minutes, voire moins. Le bus vous dépose juste au début des quais, à votre gauche 2 ou 3 agences pour acheter les billets, quelques bars et fast-food (pour manger vos 1ers souvlakis).
  • LE PIREE : Depuis le centre d'Athènes, le métro (comme celui de Paris, plans bien visibles, on repère sa direction et la station où l'on doit changer). C'est la ligne 1, la plus ancienne, qui va au Pirée, et c'est le terminus ! En sortant de la gare du métro, on traverse la rue et on trouve pleins d'agences qui vendent les billets. Si on a déjà son billet, on peut prendre l'escalator extérieur (à droite en sortant) pour traverser l'avenue et chercher son quai. Ceux pour les Cyclades sont vers la gauche.
  • Depuis l'aéroport, vous avez le choix entre le métro avec un changement à Monastiraki, ou le bus n°X96 qui lui fonctionne toute la nuit. Les tickets de métro s'achètent dans les automates des stations de métro, qui prennent les pièces et les billets et rendent la monnaie. Les écrans sont en grec et en anglais. Il n'y a pas de barrière mais il faut composter le billet avant d'atteindre les quais (boîtiers gris en général). Ne tentez pas d'économiser le prix du billet car les contrôles sur les trajets de l'aéroport sont fréquents, et les contrôleurs intraitables avec les touristes un peu mesquins qui font semblant de ne pas avoir compris... que les transports en commun ne sont pas gratuits ! Les tickets de bus s'achètent dans la guérite à droite en sortant de l'aéroport (suivre les panneaux avec les pictogrammes). Le numéro du bus et la destination s'affiche sur le bandeau lumineux du bus, en grec et en caractères latins (Piraeus). Compter minimum une heure à une heure et demi, surtout aux heures de pointes.
  • Toujours prévoir suffisamment de battement car le port est immense, et en traînant des bagages, ça peut prendre du temps pour trouver le bon quai, d'autant plus que les bateaux sont souvent amarrés lontemps à l'avance et qu'on peut ainsi s'installer tranquillement. Les bateaux partent généralement à l'heure.

La traversée en ferry

ferries-marmari-07.jpgL'embarquement

Au Pirée, il est encadré par la police du port, pour canaliser voitures, camions et piétons, ce qui ne va tout de même pas sans un certain désordre !

Si vous avez une voiture, il faut suivre le flot, ou plutôt la queue. En général les camions sont invités à embarquer en premier. Ils montent en marche arrière (impressionnant !), déposent leurs conteneurs au fond du ferry, et on les voit ressortir un peu plus tard allégés de leur chargement. Quand on fait signe aux voitures, il faut suivre les indications données, pas toujours évidentes à comprendre, mais enfin, on fait comme celui qui vous précède. Attention si vous prenez un ferry qui va jusqu'à Santorin, et que vous vous descendez avant, à Paros par exemple. Il faut demander, pour ne pas vous retrouver coincé au fond du ferry en voiture.

Comme piéton, c'est bien plus simple. Il y a en général une rampe inclinée des deux côtés du ferry, et vous suivez le flot.

Vous pouvez déposer vos bagages dans les compartiments prévus à cet effet dans la "soute", attention là-aussi de ne pas les mettre tout au fond si vous descendez à la première escale, sous peine de devoir dégager des tas de valises parfois très lourdes pour retrouver la vôtre au moment du débarquement. Cette partie est fermée pendant la traversée, les accès sont réouverts quelques minutes avant l'accostage pour récupérer ses bagages.

Les billets sont contrôlés aux portes d'accès de la soute aux véhicules, et de là vous montez dans les salons et sur le pont (escaliers et/ou escalators). J'ai toujours déposé mes bagages lourds en bas sans problème, pour faire la traversée sur le pont avec un petit sac à dos contenant juste ma bouteille d'eau, un bouquin et mon appareil photo...

neapoli-02.jpgUne fois sur le pont, vous pouvez vous déplacer comme bon vous semble, d'un pont à l'autre, dans les salons, cafés et restos, sauf dans la zone business si vous n'avez qu'un billet économique. Les salons avec les sièges "avion" ne font pas partie de la classe éco, mais j'avoue m'y être reposée bien des fois sans avoir jamais eu de contrôle. A vous de voir.

Il y a des toilettes partout, indiquées par des pictogrammes.

Enfin pensez à prendre un pull, dès qu'on navigue il peut faire frais, spécialement le soir.

Réservations et prix

Les prix sont les mêmes dans toutes les agences, c'est donc inutile d'essayer de comparer.

Hors des périodes d'affluence (période de la Pâque orthodoxe, mi-juillet, mi-août, week-end à partir du vendredi...) il est inutile de réserver à l'avance via internet. C'est même déconseillé car si on rate le bateau, le billet est perdu. On ne prend pas les billets sur le bateau mais dans les agences sur le port, vous ne pouvez pas les rater car il y a toujours de gros panneaux pour attirer le chaland. On parle anglais dans toutes les agences.

Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, quand vous arrivez sur une île, vous pouvez regarder un peu la carte et faire un petit tour avant de prendre votre billet pour la prochaine île. C'est quand même plus sécurisant d'avoir son billet 48 heures à l'avance. Mais j'ai très souvent pris mon billet sur le port juste avant le départ, ou la veille pour le lendemain, sans problème en mai, juin, début juillet ou septembre.

Mention spéciale pour Elafonissos, au sud du Péloponnèse : le billet se prend sur le ferry à Pounta, c'est un tout petit ferry (une dizaine de véhicules).

Pour Cythère : une seule agence à Neapoli, située à gauche quand on est dos à la mer.

Les hydrospeed

Les hydrospeed, ou seajet, ou hydrofoils, ou ... je ne sais plus quoi ! sont des bateaux rapides qui ne prennent que des passagers et pas de véhicules. La durée des trajets est divisée par deux, et les prix multipliés par deux ! Pratique si on veut se rendre sur une île un peu lointaine comme Milos ou Santorin et qu'on n'a pas un budget trop serré. Je ai pris le seajet, pour aller d'Héraklion en Crète à Santorin. J'ai été "barbouillée" pendant tout le trajet, et beaucoup de passagers, dont des enfants, vomissaient. La mer n'était pourtant pas agitée. C'est donc à savoir pour ceux qui craignent le bateau et qui voyagent avec des enfants, le souvenir de cette petite fille malade pendant toute la traversée, que sa mère essayait en vain de rassurer, me hante encore !

J'ai été contrainte de renouveler l'expérience pour rentrer de Sifnos vers le Pirée. Cette fois, personne n'était malade, et pourtant il y avait du vent. C'est là que j'ai compris que plus le bateau était gros, et moins on sentait les turbulences. Certes le fait d'être assigné à sa place sans pouvoir se promener, et l'espace réduit où sont stockés les bagages en font pour moi un moyen de transport moins agréable que le ferry conventionnel, mais le highspeed demeure un moyen pratique et rapide de rallier son point de chute. Donc, vérifiez avant sur internet la taille et la capacité du bateau si vous craignez le mal de mer.

 

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